Monde et Montres...

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Icones Horlogères: Blancpain Fifty-Fathoms

Après la seconde guerre mondiale, en 1953, deux héros,  le capitaine Robert “Bob” Maloubier et le lieutenant  Claude Riffaud, fondent à Toulon (après une brève tentative à Oran) la section des nageurs de combats au sein de l’armée Française. Ils vont concevoir l’équipement adapté à la mission du nageur avec le support du GRS (Groupement de Recherches Sous-marines) fondé en 1945 à Toulon par le grand pionnier de la plongée sous-marine J.Y Cousteau (mais que celui-ci quittera en 1949). Ils se rendent vite compte que parmi cet équipement, il faut une montre étanche, robuste et fiable, qui lui permette de mesurer non seulement ses temps de plongées, mais aussi l’aide lors de la navigation avant de plonger. Et après plusieurs tests, ils ne trouvent sur le marché aucune montre remplissant leur cahier des charges. Ils vont alors démarcher plusieurs marques, mais leur demande rencontre peu d’enthousiasme, la mode étant alors plutôt aux montres d’aviation. Finalement ils vont frapper à la porte de Blancpain, marque datant de près de 200 ans, dont le PDG depuis 1950, Jean-Jacques Fiechter est aussi un passionné de plongée.

 

Celui-ci accepte immédiatement le challenge de développer la montre souhaitée par les deux militaires : « une montre avec un cadran noir, de gros chiffres, et des index et marquages clairs : triangles, cercles, carrés. Une lunette qui puisse tourner, et que les marquages brillent comme une étoile pour un berger ». Fiechter, plongeur averti, affine le cahier des charges : la lunette ne devra pouvoir tourner que dans un sens, pour sécuriser le temps de plongée. Le fond sera vissé et pour contourner un brevet sur les couronnes vissées (Rolex), il conçoit un double joint circulaire. Un remontage manuel pouvant pénaliser l’étanchéité à cause de l’action de la couronne, il est décidé que le calibre sera automatique. Enfin, la montre devant être utilisée dans un environnement de combat, il est prévu de la rendre amagnétique. La combinaison de ces 2 cahiers des charges s’applique encore de nos jours à toutes les montres de plongée. En 1953, Le résultat sera la Fifty-Fathoms, 50 brasses, la brasse étant une mesure anglaise, ce qui représente environ 91,45 mètres, limite approximative au-delà de laquelle un plongeur ne pouvait pas aller à l’époque.

 

Pour des raisons administratives, l’armée Française achètera ses montres via une enseigne à Paris, Spirotechnique. Cette enseigne commercialise aussi les produits conçus par Jacques Yves Cousteau. Celui-ci découvrira cette montre et l’adoptera, pour entre autre tourner en 1954 son film « Le monde du silence », qui recevra un Oscar et sera palme d’or à Cannes en 1956.

 

La Fifty-Fathoms équipera aussi les armées Israéliennes, Espagnoles, Allemandes et Américaines.

 

Une réelle qualité technique liée à une robustesse toute militaire, un coup de spot médiatique… La légende est en marche, une icône est née...

 


                        Modèle 1953                                                Modèle 2013

 

Crédits:

(9)    http://www.blancpain.com/en/category/collections/fifty-fathoms-2

(10)    http://people.timezone.com/jmerino/history50.pdf

(11)    http://fr.wikipedia.org/wiki/Blancpain



19/05/2014
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